L’ORIGINE D’UN NOM

Il y a 50 ans un... trait d'union unissait Venarey et Les Laumes

Jusqu’à la moitié du XXème siècle, la commune était nommée de diverses manières. Après une demande du Conseil Municipal, c’est le décret ministériel du 21 décembre 1961 qui donne officiellement à la commune le nom de Venarey-Les Laumes.

Une dénomination fantaisiste

Le village de Venarey et le hameau des Laumes formaient un ensemble dont la dénomination posa problème jusqu’après la Seconde Guerre Mondiale. Ainsi, Les Laumes désignait la poste et la gendarmerie, la gare s’appelait Les Laumes-Alésia, la mairie, Venarey Les Laumes (avec ou sans tirets).

De plus, d’anciennes cartes postales (début du XXème siècle) font, à quelques exceptions près, ressortir les noms dissociés de Venarey et des Laumes. Afin de pallier cet état de fait et de tenter de mettre fin à ces confusions, dès 1940, le Conseil Municipal porta demande auprès des services de l’Etat de clarifier ces appellations diverses pour ne retenir que “Venarey-Les Laumes”, alors d’usage courant.

Mais ce n’est que le 23 mars 1961 qu’une délibération du Conseil Municipal donna officiellement à la commune le nom de VENAREY-LES LAUMES avec un seul tiret entre Venarey et Les Laumes, indiquant ainsi clairement l’association des deux composantes de l’agglomération. Cette délibération fut entérinée par un arrêté ministériel en date du 21 décembre 1961, publié au Journal Officiel le 27. Cependant, seule la gare a conservé le nom de “Les Laumes- Alésia”, particularité identitaire précieuse aux yeux de la SNCF, une partie de la rotonde étant située sur la commmune d’Alise-Sainte-Reine.

Le village et le hameau

Le village de Venarey, le plus important jusqu’à la construction de la ligne de chemin de fer en 1851, disposait de la Mairie installée en 1840 au rez-dechaussée de l’école de garçons (aujourd’hui groupe Voltaire) et de quatre usines : une tuilerie et deux cimenteries implantées le long du canal.

La troisième usine à ciment occupait l’emplacement de la salle des fêtes, avenue Jean-Jaurès. Venarey, outre le cimetière et l’église, comprenait également le château sur son territoire. Le hameau des Laumes était quant à lui construit autour de la ferme de l’Hôpital (rue Madame Lemoine) et du moulin (place Roger Salengro). Les Laumois bénéficiaient pour le culte de la chapelle Ste Marguerite érigée en 1485. Par ailleurs, l’usine que l’on appelait “tuilerie des Laumes” était en fait construite sur Ménétreux. La construction de la ligne de chemin de fer apporta au hameau des Laumes un développement très important. Le 27 mars 1910, Venarey-Les Laumes devint chef-lieu de canton au détriment de Flavigny. Par la suite, le 20 septembre 1926, M. Emile MURGEY, alors Maire de Venarey-Les Laumes, demanda par courrier officiel au Ministre de l’Intérieur, le déplacement du siège de la souspréfecture de Semur, non pas à Montbard, mais à Venarey- Les Laumes.

Les meilleurs ennemis

Le climat entre les deux communautés était très tendu, au point que le 20 août 1881, le hameau demanda sa séparation et son érection en commune, demande qui traîna en longueur pour être définitivement enterrée le 10 décembre 1913. Le pont du Port du Canal et celui de la Brenne constituaient les frontières physiques de ces deux ensembles. La “zone franche” située au milieu fut donc choisie pour installer la Mairie, où nous la connaissons encore aujourd’hui.